Interview de membre : MAD

 
Elodye H. Fredwell

Coucou Mad ! Peux-tu te présenter en quelques lignes pour ceux et celles qui ne te connaissent pas encore ?

 

Bonjour ! Je m’appelle donc Marie mais sur internet, on me connaît plus sous le pseudonyme de Mad. Je suis autrice depuis quasiment vingt ans et bibliothécaire depuis cinq ans. Je fais également partie de l’association Génération Écriture depuis dix ans, et je suis membre du Bureau depuis cinq ans.

Peux-tu nous parler un peu du roman que tu viens de sortir ?

 

Bien sûr ! Le roman fait partie d’une série de deux (ou trois) tomes qui s’intitule O.T.G. Le titre de ce premier tome est Les Gentlemen de l’Apocalypse. C’est assez difficile de parler de cette histoire sans la spoiler, mais c’est, en gros, l’histoire de notre Terre qui vit un changement cyclique assez conséquent : tous les deux milles ans, la magie meurt ou renaît. Cette fois, elle renaît, et trois jeunes femmes se retrouvent malgré elles à devoir sauver l’humanité de cette apocalypse magique. Pour vous donner une idée, ce roman entre dans la catégorie comédie apocalyptique.

 

Ce premier roman a vu le jour suite à une campagne de financement participatif sur Ulule. Pourquoi avoir choisi l’auto-édition et le crowdfunding ?

 

Au vu de la particularité de mon roman, je ne me voyais pas passer par le circuit des maisons d’édition. Je n’ai pas le courage de passer par tout ce processus et comme je ne le considère pas comme plus légitime que l’AE, j’ai préféré tout gérer moi-même. J’ai pu publier l’histoire comme je l’entendais, avec une couverture que j’ai choisie, etc.

Pourquoi le crowdfunding ? Et bien, parce que c’est plus facile de se faire connaître comme ça pour un premier roman, déjà. C’est ce que l’on m’a conseillé aussi. Pour une première publication, ça permet de se créer une petite communauté, un petit nom, avoir un coup de projecteur sur son travail.

 

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué dans cette expérience ?

Le stress. Ca ne fait pas forcément envie comme ça, mais il y a eu le bon et le moins bon stress dans cette expérience. La peur que cela ne fonctionne pas, évidemment, la peur de mal faire, mais il y a eu aussi l’adrénaline de voir les pourcentages augmenter et les commentaires que les participants laissaient, leur envie d’en savoir plus sur le projet que j’ai créé de toute pièce.

 

Y a-t-il des choses que tu ferais différemment si tu devais recommencer ?

La communication. Je ne m’y suis pas forcément très bien prise concernant la manière dont j’ai communiqué autour de ce projet. Je commençais encore à l’époque dans ce domaine, et malgré les conseils, je n’ai pas forcément eu les meilleures habitudes et les automatismes qu’il aurait fallu. C’est pourtant la part la plus importante d’une campagne de ce type.

 

Quelle a été l’étape la plus difficile avant, pendant ou après la campagne ?

L’endurance, je dirais. Une campagne, c’est quelque chose qui dure au minimum un mois rien que pour le temps de la récolte de fonds. Mais il faut penser à tout ce qu’il faut faire en amont, et après avoir validé le projet. Être à 100% tout au long de ce processus demande un dévouement physique et mental qui n’est vraiment pas facile à tenir. Il faut y aller préparer, entouré et ne pas oublier de ne pas se mettre trop la pression.

 

Et la plus gratifiante ?

La validation du projet, les 100% qui apparaissent quand je vais sur la page. Je n’ai même pas eu à aller sur Ulule pour apprendre la nouvelle d’ailleurs, c’est ma sœur qui m’a appelé à la sortie de mon travail pour me l’apprendre. xD Mais, très clairement, ça a été exceptionnel de voir que mon travail avait payé et que mon roman allait se retrouver non seulement entre mes mains mais aussi dans les bibliothèques de tant de gens !

 

Tu as fait appel à Debora H.EG pour faire la couverture et les illustrations des goodies. Comment s’est passée votre collaboration ?

Très bien ! Ca a été une expérience non seulement pour moi, mais pour elle aussi puisqu’il s’agissait d’une première pour nous deux ! Je peux dire que je suis la première autrice a avoir une couverture réalisée par Debora, et j’en suis vraiment très fière. Malgré les quelques couacs que l’on a rencontrés du fait de notre petit expérience à toutes les deux, ç’a été une expérience enrichissante et vraiment géniale ! Je retravaillerai avec elle, c’est certain !

 

Tu as aussi travaillé avec un correcteur professionnel, Thomas Lebescond. Peux-tu nous décrire votre collaboration ?

Comme avec Debora, ma collaboration avec Thomas s’est très bien passée ! Thomas est correcteur depuis quelque temps maintenant et est très professionnel. Je lui ai envoyé mon texte, il me l’a rendu très rapidement avec toutes les corrections et est resté à ma disposition si j’avais quelque question que ce soit sur sa correction. Je retravaillerai également avec lui avec plaisir ! Peut-être que je prendrais son option bêta lecture la prochaine fois !

 

Quel est l’avenir de ce premier tome ? Qu’as-tu prévu pour le faire connaître (salon, dédicaces, librairies…) ?

Des dédicaces et rencontres en bibliothèques et librairies sont prévues par chez moi, je n’ai pas encore toutes les dates, mais ça ne serait pas avant septembre, a priori. Si je peux me le permettre, j’aimerais aussi essayer d’aller dans des salons !

 

As-tu d’autres projets que tu aimerais auto-éditer, maintenant que tu as un pied dedans ?

Oui ! J’ai un projet de comédie romantique qui sera peut-être auto-édité, ce n’est pas sûr encore. Par contre, j’ai une parodie de comédie romantique de Noël cette fois-ci qui elle devrait être auto-éditée, je l’espère, fin 2022 !

 

Quel serait ton conseil pour ceux et celles qui souhaiteraient lancer leur campagne de financement participatif pour publier leur roman ?

N’ayez pas peur de vous lancer ! Même si ça a l’air d’être un projet insurmontable, si vous faîtes les choses dans l’ordre et si vous vous entourez d’ami.e.s ou de votre famille pour vous aider et vous soutenir pendant tout le processus, ça ne peut que bien se passer. Prenez les conseils, ils ne sont jamais vains, et surtout faîtes bien attention à votre communication. Commencez tôt, et soyez persévérant !


Elodye H. Fredwell