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LorianO et Mio
 
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Qui sont-ils ?

Tout commence en 2009 à l’université du Michigan, School of Music, Theater and Dance. Un groupe d’étudiants d’une vingtaine d’années, probablement sous l’influence de la drogue (non ça je l’invente) (enfin c’est une hypothèse qui revient fréquemment, mais juste une hypothèse), décide d’écrire une comédie musicale parodique sur Harry Potter. Leurs noms sont Brian Holden (<3), Darren Criss, Nick Lang et Matt Lang. Rassemblant autour d’eux d’autres étudiants, amis, membres du club de théâtre, ils mettent leur projet en œuvre et c’est ainsi que s’ouvre le 9 avril la première représentation de A Very Potter Musical, un délire musical follement inspiré et joyeux de plus de 3h.

Conclusion
En résumé, Starkid ce sont :

1) des gens merveilleux

2) qui font des spectacles merveilleux

3) et drôles

4) et qui ne peuvent que vous mettre de bonne humeur.

Et si tous nos arguments et gifs ne vous ont pas convaincus d’aller jeter un œil à leurs œuvres, je ne sais vraiment pas ce qu’on peut vous dire de plus.

À part peut-être que, en plus, vous pouvez tricoter devant.

Ils ont ensuite la bonne idée de poster l’enregistrement du spectacle sur YouTube, où il gagne rapidement des millions de vue, jusqu’à atterrir dans le top 10 des vidéos virales de 2009 d’Entertainment Weekly. L’album suit également. Forte de ce succès, la fraîchement nommée Team Starkid se rassemble à nouveau pour mettre en scène A Very Potter Sequel, qui sort l’année suivante. Un peu avant est aussi postée une production originale jouée fin 2009, Me and My Dick (oui).

Mais c’est en 2011 que les choses deviennent extra-sérieuses pour la Team Starkid. Ceux des membres qui viennent d’obtenir leur diplôme s’attaquent à leur première comédie musicale « pro ». Finie la petite scène de l’université, la qualité vidéo médiocre et les répliques pas toujours audibles : micros, costumes, décors, Starship passe au niveau supérieur (« kick it up a notch », quoi) (#blaguestarkid). Cette parodie croisée de Alien, La Petite sirène et Starship Troopers (oui, tout ça, à l’aise), jouée dans un petit théâtre de Chicago, fait salle pleine pendant toute sa période de représentation. L’album sort et le spectacle est posté sur YouTube dans le courant de l’année. La machine Starkid est lancée.

Continuant dans le même esprit, Holy Musical B@man voit le jour en 2012. Il s’agit d’une parodie… de Batman (DUH). Avec l’une des meilleures bandes-son, à notre humble avis, qui retrouve l’esprit assez kitsch et enthousiasmant des séries d’animation de super-héros.

La même année, quasiment tous les anciens et nouveaux membres de la Team Starkid se réunissent au LeakyCon de Chicago pour faire une lecture publique, moitié lue moitié jouée, du script de A Very Potter Senior Year, concluant ainsi le pan Harry Potter de l’aventure, celui qui a tout lancé (émotion) (vraiment).

En juillet 2013, c’est reparti pour un tour avec Twisted, qui parodie Aladdin et l’esprit Disney en général, sur un mode similaire à celui de Wicked : l’histoire bien connue est raconté… du point de vue de Ja’far. Et vous ne pourrez plus jamais voir votre voleur préféré de la même manière après ça, on vous le garantit.

2014, la cadence ne faiblit pas, et cette année ce sont même deux spectacles qui sont joués en alternance dans le même théâtre. Ani, une parodie de Star Wars, met en scène Dark Vador qui tourne en rond dans l’Étoile Noire, ressassant ses souvenirs glorieux de courses de pods, pendant que Moff Tarkin et les amiraux se demandent à quoi il sert dans les réunions à part les étrangler dès qu’on le vexe. Dans un style très différent, The Trail to Oregon reprend le concept d’un vieux jeu vidéo, en nous faisant suivre une famille de fermiers sympathiques mais pas très doués, affrontant les mille dangers de la ruée vers l’Ouest (serpents, bandits, dysenterie…) (« mother nature’s really great ») (#blaguestarkid).

En 2016, grâce à une campagne de financement participatif réussie, la petite dernière des productions Starkid, Firebringer, joue pendant toute la saison estivale et met en scène la découverte accidentelle du feu par des hommes préhistoriques pas encore très vifs. Le spectacle, une pièce originale cette fois, vient d’être posté sur YouTube ce 1er janvier 2017.

En parallèle de tout ça, Starkid c’est aussi deux séries de concerts, des sketchs, et les projets individuels des membres et amis (courts-métrages, web-séries, autres spectacles) auxquels les autres n’hésitent pas à venir filer un coup de main… Oui, parce que si vous voulez la liste de tous les Starkidz, présents et passés, cet article ne se finira jamais. En comptant seulement les comédiens, on en a pour une quarantaine de loulous super talentueux. Vous avez peut-être repéré Darren Criss dans les membres fondateurs, oui c’est ce Darren Criss, celui que vous connaissez forcément si vous avez vu Glee. Il a joué Harry Potter dans la série des A Very Potter, et écrit les chansons des deux premiers spectacles. C’est le plus connu maintenant, mais croyez-nous, chacun des autres gagne tellement à l’être ! Bien sûr, les quarante-et-des-patates ne sont jamais tous sur scène (presque, dans A Very Potter Senior Year), certains sont souvent là, d’autres font leur vie, une partie s’en vont puis reviennent, des nouveaux s’ajoutent… Avec le point commun que tous sont formidables, bien sûr.

Mais que de bonheur en perspective, nous direz-vous, mais mon dieu mais où trouver toutes ces choses fabuleuses combien ça coûte RIEN c’est gratuit c’est sur YouTube on vous dit.

Sur leur chaîne, plus précisément.

Ou sur leur site.

« Ah d’accord c’est bien et c’est gratuit, oui mais là, j’ai tricot, une autre fois peut-être… »

NON.

Vous n’avez aucune excuse pour rater ça et on va vous dire pourquoi.

 

Pourquoi sont-ils merveilleux ?
Ils sont drôles

Avec 80% de leurs spectacles directement inspirés de la pop culture et présentés comme des parodies, on comprend assez rapidement que l’humour, c’est leur créneau. Mais c’est aussi un créneau difficile, parce qu’on peut rapidement tomber dans le lourd / le too much / la méchanceté gratuite. Or, ce n’est ici pas le cas. S’il y a bien quelques blagues grasses (big up à la fin de The Trail to Oregon), dans l’ensemble ça reste plus subtil et varié. Comique de situation, de personnages, de répétition, ils utilisent toute la gamme a leur disposition (y compris ces ressorts appris en cours de français il y a bien longtemps et qu’on a tous oubliés depuis), pour notre plus grand plaisir de spectateurs !

Ils savent écrire

Comme on vient de le dire, ils savent écrire de l’humour ; mais ils savent aussi écrire, de manière générale, et ce n’est pas que drôle, c’est aussi intelligent. Que ce soit dans la manière de gérer les situations, d’utiliser les éléments qu’ils incluent, ou de traiter de sujets de société et d’actualité, ils maîtrisent les rouages du scénario et de la création d’histoire. Chers auteurs, il y a quelques leçons à prendre de ce côté-là.

Ils savent jouer

Comme si tout ça ne suffisait pas, ils sont en plus bons sur scène. Prendre des voix improbables, avoir des mimiques incroyables en arrière plan, donner vie à nos personnages préférés (big up à Draco Malfoy) ou à leurs créations (big up à Flopsy), ils possèdent toute une palette d’interprétations qui nous réjouissent au plus haut point. Et, surtout, ils s’amusent sur scène et ça se voit (mais ils parviennent quand même à garder leur sérieux dans les scènes les plus absurdes, et pour ça, chapeau).

Ils écrivent des chansons merveilleuses

Oui, ils ont définitivement tous les talents du monde. Si certaines chansons sont surtout drôles (Different ou To be a Man), d’autres sont musicalement incroyables (Kick it up a notch ou Twisted, par exemple), et certains des membres de la troupe sont en plus d’excellents chanteurs. Ils ont en plus le don d’écrire des chansons qui restent dans la tête et qu’on fredonne à longueur de journée (Back to Hogwarts en tête) et aux paroles aussi drôles que le reste de leurs pièces.

Et puis, au fil des productions et des années, on les voit vraiment évoluer et s’améliorer en chant (et dans le reste aussi, d’ailleurs), et on ressent la fierté de parents devant leurs enfants qui apprennent à marcher.

Ils n’ont aucune limite

Nous disions plus haut que leur humour était subtil et varié ; mais, parfois, c’est tellement vrai pour le second que le premier passe un peu à la trappe… Preuve en est leur deuxième pièce, sobrement intitulée Me and my Dick, dont les personnages principaux sont un adolescent et… son pénis. Voilà, merci pour la subtilité, qu’on peut oublier dès le titre. Mais bon, grâce à ça, dès leurs débuts, ils ont montré qu’ils étaient capables de tout, car que peut-on faire de pire après avoir joué des pénis et des vagins sur scène ? (spoiler : il est impossible d’écouter ou de chanter les chansons de cette pièce en public.)

Ils sont plein d’amour

Alors oui, ils parodient les succès de la pop-culture, de Batman à Star Wars, en passant par Disney et Harry Potter, et oui, ils ont une pièce parlant d’organes génitaux, mais au fond, ce sont de bonnes personnes débordantes d’amour. Ils aiment à la fois les œuvres dont ils se moquent et leurs personnages, même ceux qui ne sont pas forcément sympathiques à la base (Voldemort vous fera fondre), et dans leurs pièce transparaît toujours cette bienveillance pour ces œuvres qui les ont touchés et formés, et dont ils soulignent les défauts uniquement pour en faire mieux ressortir les qualités. Ils sont aussi plein d’amour pour l’humanité en général, délivrant des messages de paix et de tolérance et d’acceptation et d’amour dans leurs pièces et leurs chansons (big up au final de Holy Musical B@man ou à celui de A Very Potter Senior Year), qui ne peuvent que mettre le baume au cœur, le sourire aux lèvres et la larmichette de bonheur au coin des yeux.

Si vous êtes tristoune, ou que vous vous sentez seuls, regardez une pièce Starkid : non seulement ça vous fera rire, mais en plus ça vous redonnera foi en l’humanité et en vous-même (oui, même celle qui parle d’organes reproducteurs).

STARKID

par Mio et LorianO

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