Longtemps assimilé à la littérature jeunesse/ado, le genre young adult, ou jeune adulte si on veut parler français, a en quelques années submergé les rayons jeunesse. En cause : le très, très large lectorat qu’il touche, et la variété des thèmes traités.

Mais le young adult, qu’est-ce que c’est ? À qui ça s’adresse, de quoi ça parle ? Qu’est-ce qui le caractérise ?

qu'est-ce que le young adult ?

 

par tiphs

C'est quoi, la littérature young adult ?

Comme son nom l’indique, la littérature YA s’adresse à un public de jeunes adultes, au sens très large du terme : 14-25 ans en moyenne, voire plus – personnellement, à presque trente piges, je ne lis presque que ça.

C’est un genre assez libre, dans le sens où on y trouve des ouvrages de plein de genres différents, mais qui possède néanmoins une spécificité : par l’intermédiaire de ses héros et des thèmes qu’il traite, il permet au lecteur de faire la transition entre adolescence et l’âge adulte.

 

Depuis quelques années, le young adult se définit également par la place qu’il accorde à la diversité, mais j’y reviendrai un peu plus tard.

Est-ce différent de la littérature pour ado ?

Non, c’est plus ou moins la même chose, avec un petit truc en plus. Dans les pays anglo-saxons, on ne fait aucune différence entre « ado » et « young adult », puisque, pour eux, le YA cible les lecteurs de 12 à 18 ans (après quoi on passe au New Adult).

 

On leur a simplement emprunté cette appellation pour enfin différencier officiellement la littérature jeunesse, qui englobait aussi bien les livres d’éveil que les romans pour les 14 ans et plus, de la littérature ado, qui ne possédait pas de réelle dénomination, en lui donnant au passage un côté plus mature.

 

De quoi ça parle ?

J’ai bien envie de dire : de tout.

Plus précisément, le young adult englobe tout un tas de genres différents. On y trouve aussi bien des romans de SFFF* que contemporains. Parmi les piliers et les incontournables du genre, on citera Hunger Games (Suzanne Collins), Harry Potter (J.K.Rowling), Twilight (Fascination pour les vrais) (Stephenie Meyer), Six of Crows (Leigh Bardugo), Ellana (Pierre Bottero), Nos étoiles contraires (John Green), Fangirl (Rainbow Rowell), Moi, Simon, Homo Sapiens (Becky Albertalli) et plus récemment À tous les garçons que j’ai aimés (Jenny Han), adapté en film par Netflix et qui a eu un gros succès.

 

Qu'est-ce qui le caractérise alors ?

Deux choses.

Premièrement, l’âge et les expériences des protagonistes. Des jeunes (moins de 18 ans ou à peine plus), qui vont devoir faire face à des événements qui les amèneront à sortir de leur zone de confort et à mûrir.

Parmi les thèmes les plus traités, on trouve bien sûr les premières amours, le développement de nouvelles amitiés (suite à un déménagement où l’entrée dans les études, par exemple), les grands combats épiques où des crétins comme Harry, Percy, Katniss et compagnie vont devoir sauver le monde, mais également la recherche de sa place dans la société et celle de son identité.

 

Ce qui m’amène à la deuxième caractéristique, à mes yeux celle qui rend ce genre si merveilleux : la diversité.

Ces dernières années ont été témoins de grandes prises de conscience collectives concernant les minorités, et par ruissellement, leur manque de représentation dans la fiction.

Parce que le young adult cible un public en pleine transformation, il s’est donné comme mission de représenter davantage ces minorités, ainsi que les problématiques liées à nos sociétés (coucou #metoo), afin de donner aux lecteurs une vision plus juste du monde.

Adieu, donc, les castings whitewashés où les personnages sont à 99% blancs-cis-het. Aujourd'hui, les auteurs de YA mettent un point d’honneur à inclure des personnages de différentes origines ethniques et orientations sexuelles, ainsi que tous les groupes généralement oubliés, tels que les handicapés, les gros, et j’en passe. Le but : éduquer et briser ces carcans dans lesquels tant de jeunes ont du mal à se retrouver.

Miss Dumplin, de Julie Murphy, apprend que l’on peut être ronde et belle, et que la taille mannequin est loin d’être la norme.

Moi, Simon, Homo Sapiens aborde l’homosexualité sous un angle feel-good, sans dramatiser mais sans toutefois occulter des problèmes graves.

Les Petites Reines, de Clémentine Beauvais, nous montre qu’être moche n’est pas une fatalité, et que l’on peut en faire une force.

Une braise sous la cendre, de Sabaa Tahir, nous prouve que la force peut prendre une multitude de formes, et que la différence peut aussi rassembler.

Ellana, de Pierre Bottero, et Shades of Magic, de V.E. Schwab, tordent le cou au sexisme.

 

 

Et j’arrête là, je pense que vous avez saisi l’idée.

 

En bref, le young adult est une appellation récente pour un genre qui existe depuis très longtemps, et qui a à cœur de faire passer des messages positifs, où la tolérance est le maître mot.

S’il peut rebuter par ses schémas parfois répétitifs, il reste néanmoins le genre le plus accessible de toute la littérature.

*Science-fiction, Fantastique et Fantasy : le trio gagnant des littératures de l’imaginaire

Tiphs
 
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