Gone est le nom d’une saga de science-fiction composée de six tomes, intitulés respectivement Gone, La Faim, Mensonges, L’Épidémie, La Peur et La Lumière. Elle est écrite par l’écrivain américain Michael Grant et a été éditée en français aux éditions Pocket Jeunesse. Pourquoi vous présenter cette série ? Parce que je l’ai beaucoup aimée. Pourquoi, me demandez-vous ?

       

Lyra C.
 


     

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Ce ne sont pas les seuls problèmes. Au moment exact de la disparition des adultes, un dôme infranchissable apparaît au-dessus de la ville – la Zone, c’est ainsi que les enfants ne tardent pas à surnommer l’endroit – la coupant complètement de contact avec le reste du monde. Ce qui signifie que la nourriture viendra bientôt à manquer, de même que l’eau courante et l’électricité. De plus, certaines personnes commencent à développer d’étranges pouvoirs, et des rivalités ne tardent pas à éclater entre les « mutants » et les habitants dits « normaux ». Comme s’ils n’avaient pas assez de soucis comme cela, la Zone voit naître d’étranges mutations génétiques, telles que des coyotes parlants. Ah, et il y a aussi une étrange créature maléfique qui se nourrit d’uranium et qui vit sous terre, comment ai-je pu l’oublier ? Vraiment une destination paradisiaque.

Au fur et à mesure des tomes, l’organisation du système politique devient de plus en plus complexe. J’ai beaucoup aimé cette idée de société mise en place par des enfants. Je ne sais pas si c’est voulu ou non par l’auteur, mais cette dernière va ressembler de plus en plus au système politique des adultes dont elle dénonce les faiblesses. Contexte oblige, les personnages gagnent en maturité à une vitesse fulgurante, ce qui renforce davantage cette ressemblance avec les adultes.

Plus l’histoire avance et plus les mystères s’intensifient. Qui a créé la Zone ? Les adultes sont-ils tous morts ? Le monde extérieur existe-t-il encore ?

Autant de questions qui trouveront leur réponse avant le dénouement : l’auteur n’a pas créé des mystères pour le plaisir de créer des mystères. L’action est également au rendez-vous, et j’ai dévoré les romans sans trouver des passages trop mous, mis à part dans le premier tome, qui est vraiment en-dessous des autres, je trouve. Mais je reviendrai sur ce dernier plus tard. On me demande dans l’oreillette de rappeler que certains passages sont assez violents : je déconseillerais cette saga aux âmes trop sensibles.

Ensuite, parlons un peu des personnages. C’est une histoire à plusieurs voix. Si, au début de la saga, on se concentre surtout sur les protagonistes d’origine, l’auteur multiplie les points de vues dans les tomes suivants, nous permettant de découvrir plus en détails des personnages qui paraissaient secondaires à première vue. Loin de m’en sentir perdue, j’ai apprécié ce détail, n’étant pas forcément fan de Sam, qui reste je pense le protagoniste principal, malgré la diversification des points de vue. J’avais beaucoup de mal avec son personnage dans les premiers tomes. Je le trouvais trop lisse, et son côté « sauveur de la veuve et de l’orphelin » m’a franchement agacée. J’ai été très contente de le voir craquer à un certain point de l’histoire. Cela peut paraître étrange, mais le fait de m’éloigner de lui m’a aussi aidée à m’y attacher. Par contre, je n’ai jamais pu supporter Astrid, qui occupe également une place importante. Je la trouve hautaine, froide, antipathique et beaucoup trop sûre d’elle.

Côté antagonistes, je vais vous parler de Caine et de Diana. Caine a beau être souvent d’une cruauté sans égale, son personnage n’est pas tout blanc ni tout noir, et je pense que c’est l’un des plus complexes. C’est quelqu’un de dévoré par l’ambition, mais au fil de notre lecture on comprend mieux ses raisons. J’ai beaucoup apprécié sa relation avec Diana, qui est très touchante.

Cette dernière, quant à elle, est un personnage que j’ai beaucoup aimé. C’est quelqu’un de très ambigu, elle est du « mauvais côté » et participe à des actions qui ne sont pas très justes, mais ce n’est pas en soi une mauvaise personne. Elle essaye simplement de survivre dans ce monde hostile, et pense toujours « survie » avant « vie ». Grâce à cela, on se questionne sur la façon dont nous aurions réagi si nous avions été à la place de ces enfants. Nous serions-nous apitoyés sur notre sort ou aurions-nous cherché une solution ? Aurions-nous exécuté des actions dont nous aurions eu honte ?

Gone, c’est aussi Edilio le juste, Quinn le persévérant, Lana Arwen Lazar la rebelle (oui, j’ai marqué son nom en entier, mais avouez qu’il est tellement classe), Mary la maternelle, Brianna la fougueuse, Dekka la secrète et j’en passe. Plus on avance dans l’histoire et plus les personnages se complexifient et gagnent en profondeur, c’est très agréable. La plupart des protagonistes ne sont pas tout blancs ou tout noirs – je dis la plupart car un personnage en particulier est complètement immoral. Ce dernier m’a fait froid dans le dos, mais je ne vais pas m’y attarder car il n’y a pas grand-chose à dire sur lui sinon que c’est un psychopathe.

Si j’avais un conseil à vous donner, ce serait de ne pas vous arrêter à la lecture du premier roman. Je suis sortie de cette lecture déçue. J’avais aimé, sans plus. Il est vrai qu’au début d’une histoire il est normal que l’auteur mette les bases en place, mais j’en attendais plus. Je n’avais pas réussi à m’immerger complètement dans l’univers et des longueurs m’avaient dérangée. Heureusement, j’ai eu la présence d’esprit de lire le deuxième tome, et cette fois ci le charme a opéré. Il contenait beaucoup plus d’action, et surtout beaucoup plus de mystères et d’originalité que son prédécesseur. Pareil pour les suivants. Alors si vous voulez vous lancer dans cette saga, lisez au moins les deux premiers tomes pour vous faire une idée.

J’espère que cet article vous aura donné envie de lire cette génialissime saga, et je vous dis bon vent et à dans un autre monde !

Tout d’abord, pour le contexte. L’histoire commence avec Sam, quatorze ans, qui vit tranquillement sa vie dans la petite ville californienne de Perdido Beach, quand soudain… Pouf. Tous les êtres humains de plus de quinze ans disparaissent. Ce qui signifie : plus d’adultes. Oui, vous avez bien lu : tous les adultes se sont volatilisés. Génial, se disent certains enfants, on va pouvoir faire tout ce que l’on veut ! Sauf que non, ce n’est pas génial du tout. Plus de parents signifie plus personne pour s’occuper des plus jeunes, ni pour s’occuper de l’hôpital, ni pour… faire régner l’ordre dans la ville. C’est pourquoi certains enfants, dont notre cher Sam, vont essayer de mettre un peu d’ordre dans tout ça et d’occuper le plus rapidement possible les métiers des adultes. Ce qui veut dire élire des chefs. Malheureusement, ce ne sont pas les seuls à avoir eu cette idée : un autre groupe veut prendre possession de la ville. Les conflits ne mettent pas longtemps à éclater.

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