par Elodye H. Fredwell

Dreanum est un roman écrit par P. Lunahël et paru en 2017. Sous couvert d’une intrigue policière, l’histoire se place sous le symbole du steampunk et nous entraîne dans les rues d’une île secrète qui cache de lourdes informations qui pourraient bien mettre en péril tout un pays.

Résumé :

Londres, fin du XIXe siècle, quatre agents de Scotland Yard meurent empoisonnés. Alors que l’unique témoin, Maéva Redinsky, va livrer ses secrets aux autorités, celle-ci s’effondre à son tour devant le poste de police. Il n’en fallait pas plus pour que l’inspecteur Ruben Abott mène l’enquête. Doté de méthodes d’investigation singulières, il remonte petit à petit vers le seul point convergent des indices : une île aussi mystérieuse qu’invisible. Entre rencontres improbables, aventures exaltantes et courses de flydrones, l’enquêteur va devoir s’adapter à son nouvel environnement et apprendre à faire confiance à ses nouveaux alliés. Mais sont-ils vraiment tous du bon côté ?

Les intrigues autour du Dreanum

 

Dès le résumé, l’histoire m’attirait. Le steampunk était un genre que je n’avais jamais exploré et cela faisait un petit moment que je n’avais pas mis les pieds dans le monde du policier.

Ma première réaction a été la surprise : nous commençons l’histoire de façon très sanglante avec la mort de quatre personnages dès le prologue. Nous pouvons dire que cela perturbe et n’est pas commun. Un autre personnage meurt quelques pages plus tard et je commence donc à comprendre dans quel genre d’histoire je suis : le genre où il ne faut pas s’attacher, où la Mort peut venir prendre nos chouchous quand on s’y attend le moins.

L’intrigue policière autour de cette île est entrecoupée, au début. Les changements de point de vue nous permettent de faire la rencontre de toutes sortes de personnages qui vivent sur cette île mystérieuse ou bien à Londres. J’ai beaucoup aimé cette alternance entre chaque chapitre et le fait de ne pas toujours savoir de quel côté nous étions entretenait un certain mystère qui me poussait à vouloir en savoir plus. Un bon point pour moi, déjà !

Au fur et à mesure de l’histoire, nous nous rendons compte que cette enquête qui semble basique prend une ampleur que l’on n'aurait pas soupçonnée. Entre complot politique, trafic d’alcool et dominance gouvernementale, nous sommes plongés dans une ambiance sombre et mécanique, propre au style du roman. Je ne divulguerai pas ce que signifie le nom du roman, mais j’ai trouvé que l’utiliser était une bonne idée puisque, finalement, cet élément réunit tous les personnages entre eux.

Concernant l’histoire, je l’ai trouvé bien ficelée du début à la fin, présentant des intrigues et des personnages intéressants jusque dans les dernières pages. J’ai beaucoup apprécié l’enquête, elle m’a tenue en haleine jusqu’au bout, comme chacun des rebondissements qui survenaient !

 

Le style de l'autrice

Bien que j’aie accroché assez facilement au style de P. Lunahël, j’ai remarqué de nombreuses maladresses qui m’ont parfois sortie du récit. L’écriture est relativement simple, avec quelques phrases alambiquées parfois pour coller à l’époque à laquelle l’histoire est racontée, et la lecture se fait facilement.

Néanmoins, un gros point faible qui est survenu plusieurs fois dans ma lecture, ce sont les répétitions. Il y en a beaucoup. Beaucoup trop même. Parfois, elles peuvent être volontaires et dans ce cas, elles ne me choquent pas. Celles dont je parle sont celles qui sont involontaires et gênent à la lecture. Ces répétitions – qui sont un peu tout le long du roman – ont un effet d’amateurisme qui est assez dérangeant. Et comme je l’évoquais précédemment, elles m’ont sortie de ma lecture à plusieurs reprises.

J’ai pu également relever quelques problèmes syntaxiques et de ponctuation, mais rien d’aussi flagrant que les répétitions à foison, qui restent cependant des erreurs qui sautent aux yeux. Je tiens cependant à préciser que l’histoire est publiée par une très jeune et petite maison d’édition et que l’autrice n’a pas fait corriger son roman par des professionnels.

 

Les personnages

Je me suis aussitôt attachée à Ruben Abott (♥♥) que je trouve absolument badass et mignon à la fois. J’ai rarement rencontré ce genre de personnage : un peu bourgeois, bien sur lui, qui sait super bien se défendre et qui court vite (avec une canne ? Je pense que cette canne est plus un accessoire de mode qu’un soutien, d’ailleurs). Je l’ai beaucoup associé à Sherlock Holmes dans sa façon de réfléchir et de déduire des hypothèses, et son style très à l’anglaise m’a également permis de faire ce rapprochement qui m’a énormément plu.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Kyriane, capitaine du Dragonfly, très mystérieuse, femme fatale un peu vulgaire et badass, elle aussi. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et son duo avec l’inspecteur Ruben Abott est parfait à mes yeux : ils font de très bons coéquipiers, un peu cliché comme partenariat, mais qui marche très bien tout de même !

L’équipage de Kyriane, la famille d’Elbes, ainsi que le jeune flic, Henry, sont des personnages que j’ai également appréciés. Silène est très intéressante, tout du long, mais j’ai trouvé qu’à la fin, elle passait un peu à la trappe malgré son omniprésence tout le long du roman. Un peu dommage.

 

Pour conclure...

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire l’histoire de P. Lunahël. Dreanum m’a transportée dans une autre époque, une autre dimension qui m’a aussi fait découvrir un nouveau genre littéraire. Une belle découverte, avec ses erreurs, qui a un gros potentiel à mon sens.

Elodye H. Fredwell
 
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