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La nourriture, sans importance ?

Pour certains auteurs, la nourriture n’a pas de place prépondérante dans leurs écrits. R.E.D., par exemple, ne réfléchit aux goûts alimentaires de ses personnages que lorsqu’ils mangent, « donc pas souvent », dit-elle. C’est un peu la même chose pour Lyra, qui dit qu’elle ne s’est jamais posé la question de la nourriture dans ses romans. Ses personnages se nourrissent bel et bien, mais c’est l’action qui importe plus que ce qu’ils ont dans l’assiette. « Ça me donne l'impression que je ne connais pas si bien mes personnages que ça, c'est assez troublant... », dit-elle. Mais a-t-on vraiment besoin de connaître ses personnages par le menu (littéralement) pour les écrire ? Pas forcément, car les habitudes alimentaires, on le verra dans la suite de l’article, ne sont souvent qu’un outil parmi d’autres pour décrire leur personnalité.

Néanmoins, cette enquête m’a permis de remarquer que, si beaucoup d’auteurs (Mio, Groskrox, ou encore Nameless ou L. Williams, pour ne citer qu’eux) pensaient n’avoir rien à dire sur le sujet, ils se sont finalement retrouvés, en creusant un peu, à avouer que la nourriture avait un place plus importante dans leurs écrits que ce qu’ils imaginaient.

La nourriture comme décor

Pour un certain nombre d’auteurs ayant témoigné, la nourriture sert plus à poser un décor, une ambiance, qu’à déterminer vraiment les caractéristiques des personnages. Nameless, par exemple, ne s’est jamais penché sur les goûts de ses personnages. Pour lui, « les scènes de nourritures sont avant tout des scènes », et peu importe ce que mangent les personnages. C’est un peu la même chose chez Ade, où partager un repas est plus un prétexte pour parler qu’un moment centré sur la nourriture en elle-même. Il lui arrive également parfois de donner l’image de la situation des personnages par la nourriture : « Par exemple, mon roman d'aventure comporte une scène d'escale dans un refuge peuplé de denrées non périssables un peu moisies spécifiques à la culture de l'endroit, et montre en plus la précarité du périple. » La nourriture sert donc, dans ce cas-là, à illustrer le décor. C’est un peu le même principe pour Kallisto, qui utilise (entre autres) la nourriture pour définir sa société dystopique « où la machine fait un peu tout et surtout à bouffer ». L. Williams s’en sert dans le même genre de situation, pour « créer une ambiance (du matin avec le café, par exemple) » ou pour « lancer un dialogue le temps que deux ou plusieurs personnages se retrouvent (enfin) ensemble lors d'un moment d'accalmie ».

Anda s’en sert aussi pour « occuper les mains » de ses personnages lors de certaines scènes. C’est aussi le cas de Nameless, qui met de la nourriture dans une scène « si ça apporte quelque chose, ou que le repas est un décor agréable et logique ».

Mio s’en sert également comme décor mais, un peu comme Ade ou L. Williams, l’utilise pour créer une atmosphère. En effet, pour elle, les repas, même si elle ne sait pas précisément ce qu’il y a à manger, ont toujours une symbolique, soit négative (par exemple, s’ils mangent un plat surgelé tout seuls, c’est que ça ne va pas), soit positive, car le repas sert à rassembler les personnages (même si le repas n’est parfois qu’une « trêve », en cas d’animosité). Elle précise néanmoins que ces scènes se focalisent « plus sur le moment, l'atmosphère du repas que sur la bouffe qu'il y a sur la table. » (À moins qu’il y ait des artichauts, car tous ses personnages les détestent. « Je ne sais pas pourquoi je hais autant les artichauts », commente-t-elle.)

Autre exemple : en fantasy, témoignent Elodye H. Fredwell et L. Williams, créer de nouveaux fruits et légumes permet de donner un peu plus de profondeur et de cohérence à l’univers. C’est d’ailleurs la même chose quand l’histoire se passe dans le monde réel : Mio souligne l’importance de faire des recherches quand l’histoire se déroule dans un pays ou une culture différente de la nôtre, pour ne pas faire manger n’importe quoi à n’importe qui. Cela contribue, pour elle, à l’atmosphère de l’histoire.

En tant que décor, la nourriture peut donc avoir une double portée : d’une part, créer une atmosphère et définir une situation ou, d’une autre, simplement servir de toile de fond à une action ou à un dialogue pour éviter qu’ils n’aient lieu dans le vide.

En résumé, nous pouvons donc voir que, malgré nos préjugés, la nourriture est quand même bien présente dans nos écrits… Elle peut prendre différentes formes, que ce soit celle de décor ou de caractérisation, et nous apprend bien des choses sur les personnages : quels sont leurs problèmes, leurs racines, leurs buts, leurs états d’âme ou leur personnalité. Leur relation à la nourriture sert à faire passer des messages plus ou moins subtils et à mieux les comprendre.

 

Mais si, au fond, c’étaient nous, les auteurs, qui étions obsédés par la nourriture ? Mio souligne en effet que la dimension « sacrée » du repas a quelque chose de très français, et que, dans d’autres cultures, l’acte de se nourrir a « une fonction plus pragmatique ». Alors, cette fascination pour la nourriture serait-elle limitée aux frontières de notre beau pays ? Et surtout, qu’est-ce que tout ça dit sur nous, auteurs, et non sur nos personnages ?

Il faudrait bien un autre article pour ça…

Comme on l’a vu dans cet autre article hautement scientifique, en tant qu’auteurs, la nourriture occupe une place importante dans notre vie (et, parfois, dans notre processus d’écriture) (ce n’est pas pour rien que cette association est surnommée « Génération Nourriture »). Mais est-ce que cet amour des bonnes choses transparaît dans nos écrits ? Et comment ? Que mangent nos personnages, et pourquoi ? Que peut-on apprendre sur eux au travers de leurs habitudes alimentaires ? C’est ce que cet article (hautement scientifique, lui aussi) va essayer de déterminer.

La nourriture pour définir

Si la nourriture peut servir à créer une ambiance ou un décor, ce n’est pas ce qui nous intéresse le plus ici. Alors, rentrons dans le vif du sujet pour essayer de comprendre ce qu’elle peut nous dire sur nos personnages (et ceux des autres), et comment.

À travers les témoignages récoltés, j’ai déterminé deux angles principaux par lesquels la nourriture pouvait nous éclairer : d’abord l’action de manger, qui chez certain peut être révélatrice d’une tendance ou d’un comportement, et ensuite le choix de la nourriture elle-même, qui peut parfois nous apprendre beaucoup sur un personnage !

Par l’action

L’action de manger et ses différentes variantes (seul ou accompagné, sur le pouce ou en prenant son temps, en faisant attention aux ingrédients ou en prenant ce qui tombe sous la main…), peut aider à définir un personnage et son environnement. C’est d’ailleurs exactement ce que cherche à faire Ade, afin de « donner l'image de leur situation – de l'ambiance familiale, du rapport à la nourriture, de la culture d'origine ».

C’est ce qu’admet carrément Luxellia, qui dit « Je ne mange pas car ça me déconcentre ! » Mio, elle, ajoute que, quand elle est absorbée par une scène, elle ne pense pas à grignoter, et il en va de même pour Yet.

Nameless, lui, ne grignote pas car « ça en met partout sur le clavier » mais, par contre, s’il a vraiment faim, il n’hésite pas à dévaliser la cuisine de tout ce qui lui passe sous la main. La séparation des tâches, serait-ce la solution ?

 

Et y a-t-il des aliments qui, vraiment, coupent toute créativité ? Pour Yet, que l’odeur du miel rend malade, impossible d’écrire si elle en sent.

 

En conclusion, avoir de la nourriture pour s’occuper les mains afin de stimuler l’esprit, oui, mais le grignotage pour tromper l’ennui et le manque d’inspiration, non !

Chez Anda, par exemple, les personnages mangent, mais « c'est plus l'action de manger elle-même qui est importante (du genre pour caractériser le fait qu'un personnage mange n'importe quoi à n'importe quelle heure quand il a le temps, parce qu'il a une hygiène de vie pas saine du tout) » que ce qu’il y a dans l’assiette. Ade utilise elle aussi ce genre de clichés pour parler de l’état moral de ses personnages. Cela rejoint un peu ce que disait Mio plus haut, sur la symbolique de l’action de manger.

 

Pour Matt, parler de la nourriture sert à faire avancer l’action : ses personnages ont tendance à manger lorsqu’ils n’ont rien d’autre à faire, et quand il n’y a plus grand chose, cela signifie qu’il va falloir s’en procurer (donc créer une action supplémentaire en les envoyant chasser) (elle écrit de la fantasy, les supermarchés n’existent pas).

L’absence de nourriture est aussi révélatrice. Chez Matt, toujours, cela signifie qu’il va y avoir des problèmes, et Nameless joue aussi sur la faim « pour indiquer que les personnages sont mal en point/plongés dans quelque chose d'important ». Luxellia, elle, va envoyer ses personnages sur une île déserte, et l’absence de nourriture va sûrement susciter de grands moments d’émotions (et d’explosions !) chez ses personnages.

On remarque donc que l’action de manger (ou de ne pas manger) peut aider à définir la situation dans laquelle se trouvent les personnages et leur état d’esprit, par la symbolique et par l’aspect purement pratique.

 

Par les aliments

Mais l’action de manger n’est pas l’essentiel : en effet, c’est souvent ce qu’il y a dans l’assiette qui compte le plus !

 

Pour R.E.D., par exemple, l’hygiène alimentaire déplorable de ses personnages (qui « se nourrissent uniquement de fast-food de pizzas et de milkshakes ») est représentative du fait qu’ils « se laissent complètement couler dans la vie ». Et, chez Lyra, qui écrit un roman fantasy à ambiance sirène, ses personnages « mangent de la nourriture spécialement des mers (algues, etc.) mais pas de poissons ou de fruits de mer (c'est tabou) ». Ces deux exemples sont très différents, mais à chaque fois on retrouve l’influence de l’environnement du personnage sur ses choix alimentaires.

Il en va de même dans les romans de Kallisto, qui nous expose deux cas différents avec des histoires différentes. Dans Mourir sur scène, un roman dystopique assez sombre, ses personnages (à quelques exceptions près) se nourrissent en général de plats tout faits et de bières (ce sont des étudiants dans lesquels elle s’est projetée). Mais dans Heureux qui comme Ulysse, autre roman plus optimiste, « SURPRISE : ils mangent bien, parce qu'ils ont un pote qui cuisine ». Elle dit de ce personnage que « Joe est la personne que j'aimerais encore être : celle qui improvise juste en jetant un œil dans le frigo, capable d'ajuster au fur et à mesure. Qui aime tout, qui sait caler les gens sans les gaver, capable de faire du veggie, du végan, du sans gluten. Jamais la flemme de cuisiner, au contraire, ça lui fait du bien. Et en plus, il gère les proportions. » N’est-il pas, après tout, le cuisinier que nous rêverions tous d’être ? En tout cas, là encore, on en apprend sur les personnages rien qu’en regardant leur rapport à la cuisine : sur leur âge, leur entourage, et aussi leur éducation et leur classe sociale.

Cet auteur a aussi rédigé

Mio évoque d’ailleurs ce dernier point en parlant de son histoire Les Échos du bayou : « Dans cette histoire, il y a une citadine aux habitudes très bobos qui se retrouve dans une petite ville de rednecks, ils ne vont pas consommer les mêmes choses, et ça contribue à accentuer l'écart entre eux. » Pour elle, nourriture et boisson peuvent être un marqueur social subtil, qui permet de montrer les origines et/ou le milieu dans lequel évoluent les personnages. On retrouve ce marqueur social chez Matt, qui a un personnage, élitiste et attaché aux apparences, « qui mange principalement des mets raffinés parce que ça correspond à sa personnalité ».

Pour Ade, travailler les goûts de ses personnages lui permet « de leur donner une singularité […] de manière plus ou moins subtile ». Mio, elle, a créé des fiches personnages détaillées avant de commencer son histoire, et reconnaît l’utilité de questions du type « que mange votre personnage au petit-déjeuner ? » Pour elle, « c'est un exercice comme un autre pour vous familiariser avec eux et travailler des petits détails insignifiants mais qui leur donneront un peu de relief. »

 

Yet se sert également de la nourriture pour donner corps à ses personnages : elle va les faire manger parce qu’elle a elle-même faim, et peut ensuite inclure cet écart culinaire dans leurs habitudes si l’idée lui plaît. Il lui est même parfois arrivé d’articuler ses histoires autour des habitudes alimentaires de ses personnages : par exemple, dit-elle, « une de mes premières héroïnes axait sa vie autour de son intolérance au lactose ».

En effet, elle choisit aussi parfois ce que mangent les personnages en fonction de l’influence que ça peut avoir sur l’intrigue, ou de sa symbolique. Nameless aussi, qui pensait ne pas accorder d’importance à la nourriture, a réalisé qu’elle était en fait au cœur de son intrigue, puisqu’il écrit une histoire de vampires… qui se nourrissent donc de sang, ce qui crée des polémiques avec les humains.

On voit donc bien, à travers ces différents témoignages que, si la nourriture est anecdotique pour certains auteurs, pour d’autres elle se retrouve au cœur de l’intrigue ou leur permet de caractériser leurs personnages, que ce soit socialement ou simplement pour leur donner des goûts et préférences variées.

Mais ce que ces témoignages ont fait ressortir, plus que l’influence de la nourriture, c’est celle de la boisson. Or, si les auteurs boivent beaucoup de thé, leurs personnages, eux, sont plutôt portés sur le café… ou sur l’alcool !

Anda, elle, est « persuadée que [ses] personnages sont ce qu'ils boivent », et elle l’exprime beaucoup par leurs préférences au niveau caféiné ou alcoolique : elle a « celui qui aime pas le café parce que c'est une boisson d'adulte et qu'au fond de lui il veut pas devenir adulte, celui qui prend son cappuccino avec trois tonnes de sucre parce qu'il vit dans un permanent sugar high, la bourrine qui boit des litres de café ultra noir parce que pas le temps de dormir pas le temps de niaiser, celui qui prend son café à horaires très réguliers après chaque repas et avec un demi-sucre dedans de manière systématique parce que c'est une personne ennuyeuse et dépourvue de créativité, etc. ». Nameless seconde un peu cet état d’esprit, surtout en ce qui concerne l’alcool, qui pour lui est « un bon exhibiteur d'état d'esprit ».

Matt’ utilise un peu la même méthode, puisqu’elle pense que la boisson en dit beaucoup sur les personnages. Elle parle par exemple d’un personnage autrefois alcoolique qui s’est reconverti au thé et au café, mais qui montre toujours des problèmes d’addiction. Elle ajoute que ce problème d’addiction à l’alcool est récurrent chez elle pour montrer le mauvais état moral d’un personnage : « Pour tous les personnages qui boivent de l'alcool, justement, ben souvent c'est que ça va plus très bien chez eux. »

Ce côté addictif est quelque chose qui revient assez souvent dans les témoignages, comme chez Nameless, qui ne parle de café ou d’alcool que lorsque c’est une drogue pour le personnage, ou chez Groskrox, qui a plusieurs personnages dans ce cas : « Comme n'importe quelle addiction, l'alcoolisme est là pour compenser quelque chose, chez ces personnages, le plus souvent, l'affection et la difficulté d'intégration sociale. »

Pour Yet, « l'alcool par contre a une forte valeur symbolique dans [ses] histoires et [elle se sert] du thé comme d'un marqueur de personnalité », ce qui rappelle un peu ce que fait Anda avec le café.

Ce que boit (ou pas) un personnage va donc être révélateur de sa personnalité… et de ses problèmes, qu’il peut cacher par ses mots ou ses actes, mais pas par ses préférences !

Les troubles alimentaires

Mais ce qui est cité comme le plus révélateur de l’état d’esprit, comme on l’a brièvement abordé plus haut en parlant de l’alcool, ce sont les addictions et troubles alimentaires. Groskrox est spécialiste de la question, puisque plusieurs de ses personnages en font l’expérience : troubles alcooliques, comme cela a déjà été cité, mais aussi anorexie, boulimie, et même un cas de cannibalisme (forcé, certes, et fait pour humilier le personnage… ce qui le plonge dans un stress post-traumatique). Qui a dit que les auteurs étaient tendres avec leurs personnages ?

Les addictions, plus ou moins néfastes, à l’alcool ou d’autres types de boissons, reviennent elles aussi beaucoup, comme on a pu le constater. Elles sont souvent, comme les troubles alimentaires, le syndrome d’un mal-être du personnage, la conséquence d’un traumatisme, ou les révélatrices d’un état d’esprit perturbé.

Ainsi, en plus d’être un marqueur social ou une manière d’exprimer la personnalité des personnages de manière subtile, la nourriture peut aussi, dans ses extrêmes, exprimer leur détresse ou leurs troubles psychologiques.

L’influence des goûts de l’auteur

Je pense que, malgré les dénégations de certains, la chose est maintenant prouvée : les personnages mangent, plus souvent qu’on ne le croit, et leurs habitudes alimentaires peuvent servir à les caractériser ou à décrire leur état d’esprit.

Mais, étant donné que les auteurs mangent aussi (incroyable), leurs goûts peuvent-ils influencer ceux de leurs personnages ?

Si vous avez été attentifs aux points précédents, vous avez sûrement remarqué que oui : entre Kallisto qui s’inspire de ses propres expériences d’étudiante en cuisine, ou Yet qui fait manger ses personnages lorsqu’elle a faim.

Elodye H. Fredwell, elle, donne le même péché mignon que le sien à ses personnages : la réglisse ! « J'adore tellement ça que mes personnages sont obligés d'aimer », se confie-t-elle. Elle s’inspire également, tout comme Ade ou Luxellia, de ce qu’elle mange au quotidien.

L. Williams, elle, explique que, depuis qu’elle s’est tournée vers une certaine forme de végétarisme, elle a de plus en plus tendance à donner ce régime alimentaire à ses personnages. Même si elle ne veut pas que tous ses personnages suivent ce régime alimentaire à l’avenir, elle admet « qu'il [lui] serait difficile aujourd'hui de décrire quelqu'un qui prendrait du plaisir à manger un steak par exemple – logique ». Néanmoins, elle n’occulte pas l’idée de faire un jour passer ses idées personnelles sur ce sujet dans un de ses projets futurs.

Pour Yet, c’est un peu l’inverse d’Elodye, car c’est ce qu’elle n’aime pas qui influence ses écrits : « jamais un de mes personnages n'a bu de café ailleurs que brièvement mentionné dans une seule scène. »

Ainsi, que ce soit pour faire manger quelque chose à nos personnages ou, au contraire, pour l’empêcher de consommer un plat, nos goûts personnels ont tendance à nous affecter dans la manière dont nous décrivons le rapport à la nourriture de nos personnages.

L’influence des goûts sur l’auteur

Mais l’inverse est-il vrai aussi ? Si nous influençons nos personnages, peuvent-ils nous influencer aussi ?

Apparemment, oui ! Pour Yet et Grokrox, qui écrivent sur des personnages qui ne sont pas forcément de notre culture, c’est en faisant des recherches que l’envie leur est venue de découvrir ce qu’ils mangeaient. Et pour Elodye H Fredwell et L. Williams, ce sont carrément les aliments inventés pour leur monde fantasy qui les font baver ! Malheureusement, pour ces dernières, ce sera un peu plus difficile d’y goûter un jour. « J'ai appris à faire le deuil de tout ça », avoue L. Williams à contrecœur.

L’influence serait donc bien dans les deux sens, comme le prouve l’article sur ce que mangent les auteurs, où certains avouent être alléchés par ce qu’ils écrivent !

Les sources

Découvrez les témoignages plus en détail sur le forum de Génération Ecriture.

ce que mangent vos personnages

et ce que ça dit sur eux

par LorianO

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