Si le NaNoWriMo est un allié de poids pour vaincre la procrastination, il demande également de la rigueur et de la persévérance. Comme pour tout challenge, il arrive que certains n’arrivent pas au bout. Écrire 50 000 mots en un mois, c’est aussi réussir à tenir sur la durée, ne pas se laisser arrêter par le blanc de son traitement de texte. Mais alors, comment mettre toutes les chances de son côté pour réussir ?

       

Lorelei
 
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Cet auteur a aussi rédigé
Connaître sa façon d’écrire

 

Chaque auteur a un parcours différent et des processus d’écriture qui lui sont propres. Ainsi, il serait illusoire de proposer une recette miracle s’appliquant universellement. Selon votre rythme, vos habitudes, votre emploi du temps, vous n’aborderez pas le NaNo de la même façon, et vous ne rencontrerez surement pas les mêmes difficultés. Cet article est là pour vous donner des pistes et trouver la préparation qui vous convient. Ce sera à vous de faire votre propre mélange.

 

Le plus important, avant de commencer sa préparation au NaNo, est de se regarder écrire. Durant le mois ou les semaines qui précèdent, essayez d’observer la façon que vous avez de travailler.

.Quel est votre rythme d’écriture ?

.Combien de temps pouvez-vous ménager dans votre emploi du temps ?

.Vous sentez-vous plus à l’aise pour écrire le soir, le matin ?

.D’ordinaire, planifiez-vous vos projets ? Ou êtes-vous plutôt du genre à dérouler l’histoire au fur et à mesure ?

 

Ces questions vont vous permettre d’établir au mieux vos objectifs, en fonction de vos moyens. Vous saurez déjà si le format d’écriture du NaNo vous convient, combien d’heures vous pourrez y consacrer. Cela va poser les bases de la préparation de votre NaNo.

Se préparer avant le NaNo 

 

  • Baliser le terrain

 

Il y a ici plusieurs écoles, ceux qui choisissent de faire un plan précis, et ceux qui se laissent porter par leurs idées. Vous savez normalement quelle méthode vous convient le mieux le reste du temps, pensez simplement à l’adapter en fonction du cadre particulier de ce challenge. Ainsi :

 

.Si vous ne faites pas de plan, choisissez une histoire où vous serez à l’aise. Rappelez-vous qu’il vous faudra écrire d’un trait sans interruption. Cela ne laissera pas beaucoup de temps pour douter ou revenir en arrière.

 

.Si vous choisissez de faire un plan, veillez à trouver la formule qui vous convient. Certains n’ont besoin que d’un synopsis, d’autres d’un résumé plus complet chapitre par chapitre. Pensez aux détails techniques, à quel point de vue vais-je raconter mon histoire ? Quelle forme le récit va-t-il adopter ? Prévoyez des fiches/plans sur lesquels vous appuyer pendant la rédaction, de cette manière vous n’aurez plus qu’à vous lancer. (Je vous renvoie à l’article « Faire un plan efficace pour son histoire » d’EH Fredwell).

  • Ne pas partir à froid

 

Là encore, plusieurs cas de figure se présentent à nous. Vous avez dû le voir dans la présentation du NaNo, la règle consiste à commencer l’écriture de votre projet le 1er novembre, même si vous pouvez évidemment le préparer avant. Ainsi, j’ai déjà vu des gens se retenir d’écrire jusqu’au Nano afin de ne pas « gaspiller leur énergie et leurs idées à l’avance ». Toutefois, prudence. L’écriture, par bien des points, peut être comparée à une activité physique. Si vous reprenez la gym après des longs mois de pause, il y a de fortes chances que vous soyez rouillés, courbaturés, et que vous ne teniez pas sur la durée. Si vous êtes du genre à avoir besoin d’un petit moment pour vous lancer, ne partez pas à froid. Ouvrez votre page Word, écrivez autre chose, échauffez-vous.

 

  • Faire un emploi du temps

 

Même si j’ai déjà vu des participants rattraper un nombre de mots conséquent en quelques jours, le but est avant tout d’acquérir de la régularité, de se consacrer durant un mois à son projet sans prendre (trop) de retard.

 

Lorsqu’on cumule l’écriture avec le travail/les études, on peut avoir l’impression de perdre pied. Ménager un emploi du temps précis permet non pas de se contraindre, mais de gérer son temps au mieux pour ne pas en gaspiller. Ainsi, vous verrez qu’il vous reste toujours quelques minutes/heures pour vous y mettre. De même, poser une « to do list » sur le papier peut éviter de se sentir surmené et permet donc d’écrire plus sereinement (sans penser à toutes ces choses qui attendent derrière).

Toutefois, il est possible que vous n’ayez pas d’emploi du temps précis ou régulier ce qui vous empêche de planifier les moments que vous consacrerez à l’écriture. Dans ce cas, essayez de profiter de chacun des temps morts en votre possession. Levez-vous une heure plus tôt lorsque cela est possible pour vous pencher sur votre texte avant le travail, profitez des temps de transport en commun, prenez une demi-heure avant ou après le repas. Il existe pas mal d’applications pour écrire sur le téléphone, allant du simple bloc note aux traitements de textes plus élaborés, type office. Parfois, le simple fait de penser à votre histoire en journée, de noter quelques idées, peut vous permettre d’avancer efficacement. Si le téléphone ne vous convient pas, vous pouvez également emporter un carnet, c’est plus traditionnel, mais tout aussi efficace. N’oubliez pas une chose, trouver le temps d’écrire demande aussi d’être prêt à ménager ce temps-là. Si l’inspiration ou, plus généralement, l’envie, est présente, sachez la mettre au premier plan. Vous pourrez toujours enregistrer le dernier épisode de votre série préférée pour la regarder plus tard.

Tenir sur la durée

 

Le NaNoWriMo est souvent comparé à un marathon. Il implique des moments d’accélérations, d’allégresse, mais également des passages à vide. Écrire durant un mois peut être aussi grisant que compliqué, selon nos habitudes. Quelques méthodes pour ne pas perdre le rythme :

 

  • Avoir des objectifs en accord avec son emploi du temps. Je vous renvoie à la fameuse nécessité d’organisation, plus haut. Si le NaNo tombe durant un mois d’examens, de rendu de dossiers, ou autre, vous n’aurez pas forcément le même temps à y consacrer que les autres mois de l’année. Ainsi, ne vous focalisez pas sur le nombre. Vous avez dû le voir dans les autres articles, le NaNo, ce n’est pas seulement une course au mot. C’est avant tout une façon d’avancer sur son projet. Trouvez votre rythme, n’oubliez pas l’objectif, mais n’en faites pas un objet de pression. Si vous savez par avance que votre mois sera chargé, prenez-le en compte.

 

  • Mettez votre perfectionnisme de côté. Personne ne vous demande d’écrire le prochain best-seller. N’oubliez pas que le texte qui découlera du NaNo n’est qu’un premier jet. Vous aurez tout le temps de le relire et de le perfectionner ensuite. Profitez-en pour retrouver le plaisir d’écrire sans vous brider.

  • Partagez, échangez, sortez ! L’avantage, avec le Nano, c’est qu’on n’est plus vraiment seul devant son écran. Il y a énormément de gens qui y participent. En cas de coup dur, de démotivation, vous pouvez parler avec les autres de votre texte et vous remotiver.

  • Anticipez les coups durs. Il y a plusieurs manières d’anticiper et donc de contrer les passages à vide. Avec un plan solide par exemple, vous éviterez de vous heurter à la page blanche. L’écriture n’est pas un long fleuve tranquille, prenez de l’avance lorsque vous savez que vous n’allez pas pouvoir vous y pencher durant X temps.

Dernier point, et sans doute le plus important : Amusez-vous ! Au-delà du challenge que représente le NaNo, c’est un excellent moyen de se consacrer à fond à son roman, d’avancer, même si on n’arrive pas à atteindre le but. Lâchez un peu des yeux votre compteur, retrouvez le goût d’écrire ! Ne vous laissez pas décourager par mes (trop nombreux) conseils, cela n’est pas si difficile.

BIEN GÉRER SON NANO

par Loreleï 

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